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la bande son

juillet 2007

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Vendredi 27/05 et fin…

Ben c’est dommage. Ma période d’exams passée, je découvre que sex and the city s’arrête ou plutôt s’est arrêté vendredi dernier. Moi, j’aimais bien leurs questions. Reste à me procurer les DVD.

Alors comme il n’y a eu que deux épisodes ces deux dernières semaines et que, en plus, pour les deux derniers de cette semaine, il n’y avait pas de questions (j’entends par question, le fait pour Carrie de taper son article sur l’ordi en résumant en une question toute la substance de l’épisode), ça nous fait deux questions en tout et pour tout. Snif.

            Quand on ne partage pas les mêmes occupations, la plus brûlante des passions ne risque-t-elle pas de s’arrêter net ?

            Ne faut-il pas arrêter de se questionner ? [celle-ci aurait du me mettre la puce à l’oreille…]

Voyons. Comme c’est les dernières allons-y pour les deux…

Quand on ne partage pas les mêmes occupations, la plus brûlante des passions ne risque-t-elle pas de s’arrêter net ?

Rappel du contexte : Carrie a un amant artiste et russe, très romantique. Tout pourrait être parfait sauf que , visiblement, il n’accroche pas avec les copines de Carrie et en plus, ils évoluent dans des milieux professionnels différents et qui ne se mélangent pas…D’où la question. Dans ce cas-ci, on peut se demander (pour ceux qui suivent la série), si c’est pas la reviviscence des doutes de Carrie concernant cette relation. Ce n’est pas tant de ne pas avoir les mêmes occupations qui gênent la relation mais plus le fait qu’il n’ y ait pas réellement d’échanges. Comme si vie privée et vie professionnelle étaient complètement séparées. Pourquoi pas ? sauf que, dans leurs cas, du coup, ils n’ont pas gd chose à se dire. Quel est alors le « statut » de la relation ? une relation d’amants ? Le décalage est peut-être là pour Carrie, qui est plutôt du genre à rechercher l’amour, à former un couple harmonieux et tout.

Ne faut-il pas arrêter de se questionner ?

Génèse : Carrie qui a plutôt disons-le l’habitude de se questionner pour sa rubrique (d’où celle de mon blog) se demande si elle est pas un peu trop dans les questions à défaut d’être dans la réalité : « une vie sans introspection ne vaut pas la peine d’être vécue [ ???] mais ne sommes-nous pas en train de devenir des championnes de la parlotte et nulles pour passer aux actes ? ». Je précise aussi que cette question fait suite à une dispute avec ses amies qui lui demandaient tout un tas de détails sur la préparation de son installation avec l’amant russe. Peut-être que dans ce cas précis, le fait de ne plus vouloir s’interroger traduisait une sorte de déni. Les questions futiles en  masquaient une essentielle, à savoir : « est-ce que je suis pas en train de vivre une relation un peu…bancale, là ? ». Une fois de plus, ma tendance à me projeter dans les problèmes dans autres mais c’est vrai que c’est le genre de question qu’on évite de se poser à certains moments. Mais quand le temps passe, que les doutes subsistent, ça vaut le coup de se la poser. On est seuls, on souffre, mais on est un peu plus en accord avec soi-même. Je crois pas en plus que ça bloque l’action, les questions. On oppose souvent l’action à la réflexion alors que je pense que la situation sera différente si on se questionne avant d’agir ou pas ; dans le premier cas, on pourra parler d’un choix , dans le second, ça ne peut être qu’une impulsion.

Quand à la question de la valeur d'une vie sans introspection, je parlerais davantage de qualité de vieet de conscience de soi qui sont apportées par l'introspection.Pour x raison, des personnes peuvent ne pas être en mesure de se questionner...et leurs vies valent quand même la peine.

Vendredi 20/05 suite

La prochaine fois, je crois que je choisirais de répondre seulement à celles qui m'inspirent...(je diffuserais qd même les autres pour info).Donc, revenons à nos moutons:

Le déni : ami ou ennemi?

Nous y voilà. Carrie nie la gravité de la maladie de son amie, Charlotte nie ses difficultés à tomber enceinte...Et donc, quand le déni nous arrange la vie, est-ce que ça vaut pas le coup de le garder? Carrie rappelle assez justement qu'il s'agit d'un mécanisme de défense, c'est-à-dire d'un comportement d'une attitude qui nous permet de vivre plus simplement nos difficultés. Comme d'autres mécanismes de défense, c'est donc un ami dans le sens où sa seule présence nous rappelle qu'il y a une chose là à protéger, un truc à ne pas voir ou à ne pas savoir pour le déni. Personnellement,je pense que nier les choses, c'est se les cacher, se mentir et ça peut poser problème. Est-ce que justement le déni est une solution au problème? a-priori non. C'est peut-être juste la solution la moins pire dans l'immédiat, de ne pas voir, de se persuader qu'il n' y a rien. Je suis en froid avec une personne qui, il me semble, nie la réalité de notre relation. Que dire? C'est comme un dialogue de sourds : Elle va bien, tout va bien. Qu'y-a-t-il à préserver? des apparences? des projets? des rêves? C'est en tout cas assez lourd à vivre en face...C'est sûrement pour ça que je suis si dure avec le déni. J'ai bien conscience qu'on a tous nié des choses à un moment ou un autre, pour se protéger précisément de souffrances. Parfois, ça ne nous épargne rien du tout, ça peut même aggraver la situation sur du long terme. Il faudrait trouver une sorte d'intermédiaire, un déni volontaire, qui serait de se dire qu'on est en train de se cacher une vérité, même sans savoir laquelle ni pourquoi...Juste savoir qu'on est plus forcément sûr de ce qu'on avance mais qu'on aimerait bien que ce soit comme ça. Est-ce que ce serait encore un déni? Bouh ! (je sais pas). En tout cas c'est sûr que plus il est intense et plus il y a de choses à ne pas voir. Si il y a des moments dans lesquels c'est mieux comme ça, je crois, que ça vaut le coup quand on le peut, quand on le sent, de fouiller un peu plus.

Vendredi 20/05/05

Petite mise au point tout d'abord.

Je suis pas une fan de la série, je l'ai découverte tout récemment (1 ou 2 mois). Je trouve les personnages un peu caricaturaux, mais c'est ma foi assez sympa. En fait, ce que je préfère, c'est précisément la scène où Carrie écrit son article et résume toute la problématique de l'épisode en une question. C'est précisément de ces questions que je propose de débattre...afin de répondre à une autre non moins existentielle :

Peut-on faire de la philosophie en regardant "Sex and the city?"

Première cette semaine avec trois questions (une par épisode) et pas des moindres :

Est-ce qu'on est devenue allergique aux histoires romantiques [à noter un superbe lapsus: j'avais écrit d'amour au lieu de romantique!] ?

Pourquoi nous soumettons-nous toujours au "devrait"?

Le déni : ami ou ennemi?

Est-ce qu'on est devenue allergique aux histoires romantiques?

Pour la remettre dans son contexte, Miranda fait sa demande en mariage à Steeve de façon pas très romantique, tandis que l'amoureux russe de Carrie se montre très romantique et ça lui pose un problème... Bon, ça commence pas par une question facile. Des fois je me dis que c'est comme la politesse, il vaut mieux peut-être se pencher davantage sur le fond que sur la forme. C'est par la relation qu'on appréciera la sincérité du geste. Après, c'est sûr que les belles formes sont appréciables. Ca met de la poésie, de la fantaisie dans les relations...Ouais, suis vraiment pas plus inspirée...

Pourquoi nous soumettons-nous toujours au "devrait"?

A ce niveau, je crois que j'ai en partie répondu sur la note "No(s) réalité(s)". Je suis pas trop d'accord avec le "toujours" de la question d'ailleurs...On a besoin des autres et en même temps, ils sont nos censeurs. La pression sociale diffère selon si  pour un comportement particulier on valorise ou non le conformisme. Ex : dans les magazines, des combinaisons vestimentaires bizarres peuvent super bien passer si elles sont portées par quelqu'un de connu...Dans ce domaine, il s'agit d'innover dans une sorte de cadre. Et si on est connu, en plus, on est une sorte de référence.Le "devrait" est parfois rassurant . Ce serait une question de statut, de rôles (les étudiants en psycho sociale comprendront!); c'est une construction des attentes selon la place que l'on tient dans la société. C'est pas forcément quelque chose de figé d'ailleurs...(cf comportement de Miranda cité dans la 1ère question...). Je m'embrouille, promis je remettrais de l'ordre demain...

à +, pour la troisième question, ce soir, j'ai trop réfléchi, je crois... ;-))