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la bande son

juillet 2007

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Va, vis et deviens

Beau titre pour un superbe film, vu aujourd'hui.

"Va, vis et deviens", c'est l'injonction d'une mère à son fils avant de lui demander de partir. Chrétiens, vivant en Ethiopie, elle sait que la seule chance qu'il ait de s'en sortir est de se faire passer pour un juif puisqu'une opération est en cours pour rapatrier les juifs d'Ethiopie, les falachas( je m'excuse d'avance pour l'orthographe)en Israël.

Schlomo, comme il est baptisé, écoute sa mère et on le suit sur quelques années dans sa crise identitaire et ses difficultés à savoir ce qu'il peut faire de ce secret. . L'exil, l'étrangeté des moeurs d'un nouveau pays, la difficulté d'être différent, le racisme, sont des thèmes abordés ici avec authenticité.Et autour, il y a l'histoire d'Israël, entre 84 et 95 environs, l'histoire de sa famille d'adoption et ses quêtes sentimentales

J'ai eu pour ma part, une aversion pour Sarah, sa petite amie, que je trouve égoïste au possible, pleine de caprices à son égard. Schlomo si tu existes et que tu me lis, quitte-la!! Je déconne, ça m'amuse d'être irritée à ce point-là par ce personnage (l'actrice est très bien, sinon). Mais c'est vrai que je la trouve très manipulatrice et pas très sympa ni honnête avec lui. Mais bon, Schlomo c'est ton choix, méfie-toi, quand même. Je crois en plus que tu mérites mieux.

Sur ce, je vous laisse visiter le site officiel : cliquez ici

Tit coup de blues?

L'amour parfait, de Cali

Pourrait figurer dans les "écouter" mais non, ce sera dans mes notes comme un poème à lire.

J'ai si peur de continuer le chemin seul
Le bonheur s'agrippe trop mal aux gens seuls
Et j'implore, oui, j'implore de voir surgir enfin l'amour
Ces lèvres rougies qui viendront bouffer mes lèvres
Je suis affamé, assoiffé, de l'amour le plus parfait
Ne pas partir, non, ne pas partir, sans avoir connu l'amour parfait
Et j'attend, oui, j'attend que prenne le feu qui dévore le ventre
Il paraît que l'on ri, que l'on danse, que l'on pleure pour rien d'autre que le pur bonheur

Il paraît...

Est-ce toi ? Est-ce bien toi ?
Tes pieds n'ont pas eu peur de fouler les braises
Jusqu'à moi, cette fois
Alors l'état de grâce ressemble donc à ça
Si le prix à payer est de mourir étouffé de chagrin, on s'en fout
Ca vaut le coup d'oser s'aimer maintenant, peut-être trop fort
Mais d'y croire jusqu'au bout

Avant de partir

Dimanche soir nostalgique. Mais pourquoi?

Projet théâtre abouti. Plein de personnes rencontrées, pas juste parlées. L'impression d'avoir changé de place, de regard, sur moi-même et sur eux. Une page se ferme, une autre s'ouvre, ce ne sera pas la même. Et tant mieux. Pourquoi est-ce que je me lève le matin? Pour vivre autre chose que la veille, et que le jour d'avant. Pour rencontrer, pour découvrir. Objectif atteint. Contente de connaître les gens juste ce qu'il faut, ni trop, ni pas assez.

Voilà. En vrac.

Problème d'aiguillage

Si on commence un nouveau boulot qui est assez loin de chez soi et demande une grosse organisation pour les transports, et que le premier jour de boulot, il se produit sur la ligne précise que l'on emprunte un soucis technique nommé "Problème d'aiguillage"( la manette qui dirige les trains est cassée?) qui est sensé durer plusieurs jours, est-ce que c'est un signe par rapport au nouveau boulot?

En écrivant cette note, je repense à une pub pour une Mégane que je n'ai toujours pas comprise. Un type conduit une Mégane en écoutant du Queen.Il raconte à son fils qu'il a failli jouer dans Queen. Failli car il avait réussi son audition auprès de Freddy Mercury mais le soir du concert, il devait accompagner sa copine (la mère du fils) à un concours de beauté canin...et c'est ce qu'il a fait. Du coup, son fils lui jette un regard méprisant, du genre "t'es naze! C'était peut-être la chance de ta vie". Et la pub se conclut sur "il y a des tournants qu'il faut savoir prendre".Et là je reste perplexe . Si le père avait suivi le raisonnement de son fils, celui-ci ne serait peut-être pas là . Alors, je sais pas, est-ce une réflexion sur le caractère éphémère du succès( et puis qu'est-ce qu'on entend par succès: le père conduit tout de même une Mégane!)ou une apologie de la joie de mener une vie pépère (une femme, un enfant, une voiture...un chien?)? Pour moi, le mystère reste entier.

Un problème d'aiguillage?

Soulagement

Florence Aubenas et Hussein Hanoun viennent d'être libérés. Enfin! Pas grand chose à en dire sinon un grand ouf. Marre de voir les jours défiler en décomptant le nombre de leurs jours d'absence. Heureuse d'avoir été témoin et actrice des mobilisations de toutes sortes. Marre d'entendre les politiques distiller ou non des infos plus ou moins rassurantes. Heureuse de les savoir en vie. Marre de la guerre en Irak et de lire chaque matin l'attentat du jour. Heureuse de les savoir sur la route. Marre que ça ait duré si longtemps. Heureuse d'imaginer leurs visages ce soir auprès des leurs, tous les deux.

Tôt ou tard

Un album de duos du label vient de sortir. Tôt ou tard, c'est plein d'artistes dont il est question dans ce blog : Delerm, Fersen, Annegarn...

Bonne écoute! 

Album de duo Tôt ou Tard, au clair de lune

Erratum

Mon télérama se trompe-t-il? Il y aurait une rediff de la saison 3 de sex and the city, au moins ce vendredi.

Vendredi 27/05 et fin…

Ben c’est dommage. Ma période d’exams passée, je découvre que sex and the city s’arrête ou plutôt s’est arrêté vendredi dernier. Moi, j’aimais bien leurs questions. Reste à me procurer les DVD.

Alors comme il n’y a eu que deux épisodes ces deux dernières semaines et que, en plus, pour les deux derniers de cette semaine, il n’y avait pas de questions (j’entends par question, le fait pour Carrie de taper son article sur l’ordi en résumant en une question toute la substance de l’épisode), ça nous fait deux questions en tout et pour tout. Snif.

            Quand on ne partage pas les mêmes occupations, la plus brûlante des passions ne risque-t-elle pas de s’arrêter net ?

            Ne faut-il pas arrêter de se questionner ? [celle-ci aurait du me mettre la puce à l’oreille…]

Voyons. Comme c’est les dernières allons-y pour les deux…

Quand on ne partage pas les mêmes occupations, la plus brûlante des passions ne risque-t-elle pas de s’arrêter net ?

Rappel du contexte : Carrie a un amant artiste et russe, très romantique. Tout pourrait être parfait sauf que , visiblement, il n’accroche pas avec les copines de Carrie et en plus, ils évoluent dans des milieux professionnels différents et qui ne se mélangent pas…D’où la question. Dans ce cas-ci, on peut se demander (pour ceux qui suivent la série), si c’est pas la reviviscence des doutes de Carrie concernant cette relation. Ce n’est pas tant de ne pas avoir les mêmes occupations qui gênent la relation mais plus le fait qu’il n’ y ait pas réellement d’échanges. Comme si vie privée et vie professionnelle étaient complètement séparées. Pourquoi pas ? sauf que, dans leurs cas, du coup, ils n’ont pas gd chose à se dire. Quel est alors le « statut » de la relation ? une relation d’amants ? Le décalage est peut-être là pour Carrie, qui est plutôt du genre à rechercher l’amour, à former un couple harmonieux et tout.

Ne faut-il pas arrêter de se questionner ?

Génèse : Carrie qui a plutôt disons-le l’habitude de se questionner pour sa rubrique (d’où celle de mon blog) se demande si elle est pas un peu trop dans les questions à défaut d’être dans la réalité : « une vie sans introspection ne vaut pas la peine d’être vécue [ ???] mais ne sommes-nous pas en train de devenir des championnes de la parlotte et nulles pour passer aux actes ? ». Je précise aussi que cette question fait suite à une dispute avec ses amies qui lui demandaient tout un tas de détails sur la préparation de son installation avec l’amant russe. Peut-être que dans ce cas précis, le fait de ne plus vouloir s’interroger traduisait une sorte de déni. Les questions futiles en  masquaient une essentielle, à savoir : « est-ce que je suis pas en train de vivre une relation un peu…bancale, là ? ». Une fois de plus, ma tendance à me projeter dans les problèmes dans autres mais c’est vrai que c’est le genre de question qu’on évite de se poser à certains moments. Mais quand le temps passe, que les doutes subsistent, ça vaut le coup de se la poser. On est seuls, on souffre, mais on est un peu plus en accord avec soi-même. Je crois pas en plus que ça bloque l’action, les questions. On oppose souvent l’action à la réflexion alors que je pense que la situation sera différente si on se questionne avant d’agir ou pas ; dans le premier cas, on pourra parler d’un choix , dans le second, ça ne peut être qu’une impulsion.

Quand à la question de la valeur d'une vie sans introspection, je parlerais davantage de qualité de vieet de conscience de soi qui sont apportées par l'introspection.Pour x raison, des personnes peuvent ne pas être en mesure de se questionner...et leurs vies valent quand même la peine.

Complainte de l'homme exigeant, de Jean Tardieu

Au milieu de la nuit

Il demandait le soleil

Il voulait le soleil

Il réclamait le soleil

Au milieu en plein milieu

De la nuit (voyez-vous ça ? )

Le soleil ! (il criait )

Le soleil ! (il exigeait)

Le soleil ! Le soleil !

On lui disait : pour quoi faire ?

Il répondait : la lumière

Je veux faire la lumière

Sur cette sale affaire.

On lui disait : mais quelle affaire ?

Il répondait : la sale affaire

La sale affaire de ma vie .

Je veux toute la lumière

Sur cette sale affaire.

On lui disait : votre vie ?

Malheureux vous n’en avez pas

Vous n’en avez jamais eu

Vous avez celle des autres !

De parler de cette chose

Comme si elle était à vous

Quelle, quelle vanité !

Je vous déconseile d’en parler !

Vous vous feriez arrêter !

Il disait : vous détournez

Notre conversation

J’ai demandé le soleil

Vous me parlez de police.

On lui répondait : c’est vous

C’est vous qui l’avez voulu

Vous réclamez le soleil

En plein milieu de la nuit,

Demain vous exigerez

Les ténèbres à midi !

« Pourquoi pas ? » répondait-il

Je ne comprends rien aux heures

Je ne sais pas calculer

Je ne sais pas m’habituer

Tout ce que je sais à présent

C’est qu’il fait une nuit d’encre

Et que dans cette nuit d’encre

Je de-man-de-le-so-leil !

Or malgré tous nos efforts

Nous n’avons pu lui donner

La plus petite parcelle

De la lumière solaire

Au milieu de la nuit noire

Qui le couvrait tout entier.

Alors pour ne pas céder

Alors les yeux grands ouverts

Sur une toute autre lumière

Il est mort.

Soleil_2